Maurepas Actualités ou la démagogie socialiste en plein exercice

Qui peut croire de tels propos ? Nous avions dénoncé récemment dans l’article « ça ne manque pas de sel » que le Maire tardait, comme tous les ans, à réagir et à être efficace contre les intempéries d’hiver. Mais, nous découvrons dans le dernier Maurepas Actualités de février 2010, et avec  stupéfaction, que l’équipe municipale se félicite, haut et fort, d’avoir mis en place une mobilisation efficace pour palier les désagréments liés aux chutes de neige ! Mais dans quelle Ville vivent-ils ?

Nous imaginons que lorsque vous avez lu cet article, vous avez, vous aussi, constaté que la réalité était bien différente. Et que les matins où, les Maurepasiens découvraient la neige tombée pendant la nuit, le rond-point des Pyramides et l’axe principal menant à la Gare de la Verrière étaient complètement bouchés et impraticables. Nous ne savions pas que le Maire souhaitait investir dans une patinoire à grande échelle ; le PS et le MoDem ont de belles ambitions !

Cet article prétend aussi justifier les nids-de-poules qui prolifèrent dans les rues de Maurepas. Ils doivent bien avouer que la voirie de notre Ville est  dans un  bien triste état, surtout en centre-ville où le risque est grand de crever un pneu, ou de tomber pour les deux-roues !

Nous savons qu’il est techniquement difficile, en plein hiver, de reboucher rapidement les trous. Le passage des véhicules après les travaux et les variations des températures font même apparaître de nouveaux nids-de-poule quelques jours après une intervention. Mais il faudrait saisir le problème sur le fond.

Manifestement, les chaussées de Maurepas (y compris celles qui ont été rénovées récemment) sont systématiquement plus touchées par le phénomène que les voiries des communes voisines ou que les routes départementales. S’agit-il d’une  mauvaise qualité de l’enrobé utilisé, s’agit-il d’un problème de structure (couche de base, couche de fondation, problèmes de matériaux, de compactage, de pose…) qui provoque des instabilités ? A trop chercher l’économie sur les investissements, la Mairie de Maurepas s’est-elle contrainte à un rafistolage permanent ? Sachez aussi que la responsabilité de la commune peut être engagée pour dommages de travaux publics. En attendant, soyez vigilants sur les routes maurepasiennes qui en étonnent toujours plus d’un.

Il était temps ! L’équipe UMP avait proposé cette modification pendant les élections municipales de 2008 voire même bien avant et il aura fallu des années pour réaménager 3 mètres carrés. Chapeau bas !

Les indigestes camemberts du mois d’avril

Chaque année avec le printemps reviennent les hirondelles à nos fenêtres, et dans le Maurepas Actualités les graphiques et autres camemberts qui cherchent à embellir un budget bien terne.

Comme souvent, l’année qui suit l’élection municipale voit une augmentation très forte des impôts locaux (environ 7,5%).
Le procédé est connu : en augmentant fortement les impôts les premières années puis en les stabilisants, l’équipe sortante aura beau jeu de dire après 6 ans qu’elle aura su stabiliser les impôts sur les 2 ou 3 dernières années de son mandat… Et le pire c’est que ça marche !

Toutefois, à Maurepas comme ailleurs, le contexte économique tourmenté de cette année 2009 a fragilisé la situation de certains ménages : modération salariale, chômage partiel voire perte d’emploi, augmentation des mensualités des crédits à taux variable, le moment est très mal choisi pour alourdir encore la fiscalité locale.

Contrairement à ce que voudraient le laisser croire le maire et son adjoint aux finances, cette augmentation est leur choix et ne doit rien au soi-disant désengagement de l’État qu’ils mettent en avant : si la dotation globale de fonctionnement (somme transférée à la commune par l’État) baisse effectivement de 1%, la population maurepasienne a diminué d’environ 5% depuis le dernier recensement. Cela signifie surtout que la dépense par habitant a augmenté dans des proportions importantes, sans que nos élus ne s’en rendent compte. Cela laisse rêveur quant aux tableaux de bord et aux indicateurs utilisés pour suivre le fonctionnement des services de la commune. Existent-ils seulement ?

Mais ce qui choque le plus dans ce budget, c’est l’éternel « court-termisme » de la majorité de gauche. En détaillant son budget de fonctionnement, M. Chappat met par exemple en avant l’augmentation du coût de l’énergie, mais son budget d’investissement ne prévoit aucune dépense pour l’isolation des bâtiments, le remplacement des systèmes de chauffage anciens ou l’achat de véhicules propres, ce qui aurait pourtant permis de réduire les dépenses énergétiques futures. En matière de développement durable, il y a loin du discours aux actes !

Enfin, peut-on rester silencieux sur la nouvelle augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ? Il est nécessaire de mettre un coup d’arrêt à la progression inexorable de cette taxe, dont l’augmentation ne correspond jamais à une augmentation de la qualité du service rendu. Peut-être faut-il étudier avec le prestataire les gisements de productivité (utilisation de containers pour accélérer le ramassage, modification du plan des tournées pour limiter les manœuvres…), peut-être faut-il aussi accepter de diminuer certaines prestations (le ramassage des déchets verts s’impose-t-il vraiment toutes les semaines) ? Le débat est lancé, nous en reparlerons dans les mois qui viennent.

Une gestion du personnel sans ambition, des employés sans perspectives

Le Maurepas Actualité du mois d’avril présente comme une victoire l’augmentation des dépenses de personnel de « seulement » 3%. Il est vrai que les dépenses de personnel représentent 60% du budget de fonctionnement de la commune ; l’augmentation régulière des salaires –selon l’ancienneté ou pour suivre l’inflation– est donc un point important du budget. Cette victoire est en trompe l’œil, car elle repose sur deux erreurs.

La première erreur, c’est de croire que les employés municipaux peuvent s’impliquer sur le long terme, et donner le meilleur d’eux-mêmes, alors qu’ils n’ont comme perspective qu’une augmentation mécanique et limitée de leur salaire. Pour que les services rendus à la population puissent progresser en quantité et en qualité à coût constant, pour que les équipes s’impliquent jour après jour dans l’amélioration de leur efficacité au bénéfice de la population, il faut savoir motiver, responsabiliser et donner des perspectives. Récompenser les initiatives, dynamiser les missions, proposer de véritables projets professionnels, voilà quelle doit être une politique durable de gestion du personnel.

La seconde erreur, c’est de considérer qu’il faut systématiquement recourir à un prestataire extérieur pour les missions qui sortent de l’ordinaire. Que ce soit pour la communication, pour la mise en place des Pédibus, pour la préparation du PLU, etc, les tâches « intellectuelles » sont toutes externalisées. Aux yeux des élus de gauche, les employés de la ville de Maurepas sont donc incompétents et incapables de progresser ! Ce manque de considération pour le personnel, outre ses effets délétères sur sa motivation, constitue un gouffre financier qui s’élargit année après année. Former les agents, faire évoluer les carrières, acquérir en interne le savoir-faire indispensable pour que la commune puisse remplir elle-même toutes ses missions, voilà ce qui serait un investissement pour le long terme, qui permettrait enfin de réaliser de vraies économies en diminuant le nombre et le montant des prestations externalisées.