Une gestion du personnel sans ambition, des employés sans perspectives
Le Maurepas Actualité du mois d’avril présente comme une victoire l’augmentation des dépenses de personnel de « seulement » 3%. Il est vrai que les dépenses de personnel représentent 60% du budget de fonctionnement de la commune ; l’augmentation régulière des salaires –selon l’ancienneté ou pour suivre l’inflation– est donc un point important du budget. Cette victoire est en trompe l’œil, car elle repose sur deux erreurs.
La première erreur, c’est de croire que les employés municipaux peuvent s’impliquer sur le long terme, et donner le meilleur d’eux-mêmes, alors qu’ils n’ont comme perspective qu’une augmentation mécanique et limitée de leur salaire. Pour que les services rendus à la population puissent progresser en quantité et en qualité à coût constant, pour que les équipes s’impliquent jour après jour dans l’amélioration de leur efficacité au bénéfice de la population, il faut savoir motiver, responsabiliser et donner des perspectives. Récompenser les initiatives, dynamiser les missions, proposer de véritables projets professionnels, voilà quelle doit être une politique durable de gestion du personnel.
La seconde erreur, c’est de considérer qu’il faut systématiquement recourir à un prestataire extérieur pour les missions qui sortent de l’ordinaire. Que ce soit pour la communication, pour la mise en place des Pédibus, pour la préparation du PLU, etc, les tâches « intellectuelles » sont toutes externalisées. Aux yeux des élus de gauche, les employés de la ville de Maurepas sont donc incompétents et incapables de progresser ! Ce manque de considération pour le personnel, outre ses effets délétères sur sa motivation, constitue un gouffre financier qui s’élargit année après année. Former les agents, faire évoluer les carrières, acquérir en interne le savoir-faire indispensable pour que la commune puisse remplir elle-même toutes ses missions, voilà ce qui serait un investissement pour le long terme, qui permettrait enfin de réaliser de vraies économies en diminuant le nombre et le montant des prestations externalisées.