Ça ne manque pas de sel… Ou plutôt si !

Les hivers se suivent et se ressemblent à Maurepas… Comme l’an passé, les deux derniers épisodes neigeux se sont transformés en galère pour les Maurepasiens. En dépit de l’obligation faite au maire d’assurer la sécurité des citoyens sur le territoire de sa commune, les saleuses sont restées invisibles et aucune lame n’est venue dégager les voies bloquées par la neige soufflée par le vent.

Une lame chasse-neige à monter devant un petit tracteur ou un 4×4 coûte moins de 1000 €. Pourtant la ville de Maurepas n’en a toujours pas. Les voies où le vent a accumulé la neige (comme ici la rue de Villeuneuve) restent donc impraticables.

Le chemin Perdu mérite de nouveau son nom. La neige reste au sol depuis 3 jours faute de traitement de la chaussée. La situation est la même dans toute la ville.

Penser au développement durable, c’est aussi savoir planter des espèces adaptées au climat… Cet olivier emmitouflé au milieu d’un tas de neige doit bien se demander pourquoi il est venu échouer ici.

Cette gestion n’est pas viable

Maurepas Actualité - Février 2009

Extrait du « Maurepas Actualités » de février 2009

La majorité municipale, pris au piège dans son impuissance chronique face à la neige et au verglas, a publié un article pour se protéger dans le dernier « Maurepas Actualités ». Constatant la montée des critiques des habitants sur ce problème, la seule réponse que cette majorité nous a apporté, est une définition de ce qu’est « la viabilité hivernale ». On nous explique gentiment que cette viabilité hivernale est gérée à Maurepas et je cite « …selon des priorités d’accès et de caractéristiques techniques ou de fréquentation. » et que l’accès aux écoles est privilégié.

Cependant, et nous l’avions déjà dénoncé sur ce blog il y a quelques semaines, un gros problème d’anticipation et de gestion en amont des risques persiste depuis plusieurs années déjà.

Il faut définir en amont un véritable « Plan neige ». Le salage doit commencer la veille, une fois l’alerte météo publiée par les services de la préfecture, et non débuter le lendemain une fois la neige tombée et le verglas naissant. Les axes routiers et les chaussées menant à la Gare de la Verrière doivent être aussi prioritaires. La matinée du 3 février était une vraie pagaille pour circuler. Le centre-ville continue d’être une vraie patinoire, trois coups de pelles sont données ici et là, et certains passages (en bois) sont condamnés car jugés impraticables. Pourtant, il s’agit d’un lieu très fréquenté puisqu’il s’agit du centre-ville ! Les autres quartiers de notre ville ne sont pas épargnés non plus (Village, Bessières…). Apparemment, ils ne constituent pas une priorité pour le Maire.

Nous continuons de soutenir les agents communaux des services techniques, qui à chaque tombée de neige et formation de verglas, essaie de faire dans la limite de leurs (faibles) moyens tout ce qui est nécessaire pour assurer notre sécurité. Encore ce matin l’un d’entre eux me racontait qu’il n’avait plus de sel pour les trottoirs ! Le maire comptait peut-être s’en faire livrer cet été quand cela ne sera plus nécessaire.  Nous n’en saurons rien.

Il est inadmissible en 2009, que la Mairie ne soit pas plus réactive quand un événement climatique de ce type soit prévu la veille et à fortiori tous les ans.

Et même si les riverains doivent déneiger devant leur propriété, rien n’empêche à la Ville de les fournir en petits sacs de sel !

Ville perdue au milieu des glaces cherche capitaine désespérément

Ce matin du 30 décembre, les images d’arbres givrés et de routes brillantes étaient certes jolies à voir, mais le ballet de gyrophares bleus et oranges qui les accompagnait montrait que tout le monde n’était pas à la fête. Dans toute l’Ile-de-France, les services de l’équipement ont été surpris par le verglas, et il aura fallu attendre le milieu de la matinée pour que les voies principales soient traitées.

A Maurepas, les habitants attendent encore, et attendront certainement davantage… Nous sommes le 30 décembre au soir, et même les avenues importantes n’ont pas vu la trace d’une sableuse. Si les températures ne s’adoucissent pas brutalement, toutes les rues seront encore couvertes de la même épaisseur de glace demain matin.

En vertu de ses pouvoirs de police [article L.2212-2 et suivants du Code général des collectivités territoriales (CGCT)], le maire doit veiller à assurer la sûreté et la sécurité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques.

Les maires sont tenus de prendre toutes les dispositions pour éviter, en période de gel, la formation de glace dans les caniveaux et sur les chaussées. [...] En période de verglas, les maires doivent assurer le sablage, salage ou autre, destiné à assurer la sûreté, la sécurité et la commodité du passage dans les rues [...].

(source : Union des Maires de l’Essonne)

Suite à l’alerte météorologique valable jusqu’au 31 décembre 2008 16h00 et transmise par la préfectures des Yvelines le 29 au soir, les maires des communes limitrophes ont pu mobiliser leurs services techniques municipaux,  qui auront ainsi fait tout leur possible pour satisfaire au mieux à cette obligation de sécurité. Notre commune quant à elle reste malheureusement livrée à elle même, comme un navire sans barreur.

Mise à jour du 05 janvier 2008

neige 5 janvier au soir, rue du Limousin

Aujourd’hui, jour d’importante chute de neige. Aucune surprise, Météo France annonçait l’événement depuis plus de 3 jours. Aucune surprise non plus, les rues n’ont été ni salées préventivement, ni déneigées de toute la journée. Faut-il attendre qu’une chute ou un accident grave survienne pour observer enfin une réaction ?