Chaque année avec le printemps reviennent les hirondelles à nos fenêtres, et dans le Maurepas Actualités les graphiques et autres camemberts qui cherchent à embellir un budget bien terne.
Comme souvent, l’année qui suit l’élection municipale voit une augmentation très forte des impôts locaux (environ 7,5%).
Le procédé est connu : en augmentant fortement les impôts les premières années puis en les stabilisants, l’équipe sortante aura beau jeu de dire après 6 ans qu’elle aura su stabiliser les impôts sur les 2 ou 3 dernières années de son mandat… Et le pire c’est que ça marche !
Toutefois, à Maurepas comme ailleurs, le contexte économique tourmenté de cette année 2009 a fragilisé la situation de certains ménages : modération salariale, chômage partiel voire perte d’emploi, augmentation des mensualités des crédits à taux variable, le moment est très mal choisi pour alourdir encore la fiscalité locale.
Contrairement à ce que voudraient le laisser croire le maire et son adjoint aux finances, cette augmentation est leur choix et ne doit rien au soi-disant désengagement de l’État qu’ils mettent en avant : si la dotation globale de fonctionnement (somme transférée à la commune par l’État) baisse effectivement de 1%, la population maurepasienne a diminué d’environ 5% depuis le dernier recensement. Cela signifie surtout que la dépense par habitant a augmenté dans des proportions importantes, sans que nos élus ne s’en rendent compte. Cela laisse rêveur quant aux tableaux de bord et aux indicateurs utilisés pour suivre le fonctionnement des services de la commune. Existent-ils seulement ?
Mais ce qui choque le plus dans ce budget, c’est l’éternel « court-termisme » de la majorité de gauche. En détaillant son budget de fonctionnement, M. Chappat met par exemple en avant l’augmentation du coût de l’énergie, mais son budget d’investissement ne prévoit aucune dépense pour l’isolation des bâtiments, le remplacement des systèmes de chauffage anciens ou l’achat de véhicules propres, ce qui aurait pourtant permis de réduire les dépenses énergétiques futures. En matière de développement durable, il y a loin du discours aux actes !
Enfin, peut-on rester silencieux sur la nouvelle augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ? Il est nécessaire de mettre un coup d’arrêt à la progression inexorable de cette taxe, dont l’augmentation ne correspond jamais à une augmentation de la qualité du service rendu. Peut-être faut-il étudier avec le prestataire les gisements de productivité (utilisation de containers pour accélérer le ramassage, modification du plan des tournées pour limiter les manœuvres…), peut-être faut-il aussi accepter de diminuer certaines prestations (le ramassage des déchets verts s’impose-t-il vraiment toutes les semaines) ? Le débat est lancé, nous en reparlerons dans les mois qui viennent.
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