Carrefour de la Malmedonne et gare de La Verrière

Communiqué commun : Les trois maires concernés et le président de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines demandent l’accélération du projet

Pierre Sellincourt, Maire de La Verrière, Georges Mougeot, Maire de Maurepas, Henri Pailleux, Maire de Coignières et Robert Cadalbert, président de la CASQY, après s’être rencontré le 4 mai à Coignières, font état de leur accord pour un projet global de réaménagement du quartier de la gare de La Verrière, comprenant :

  • Le rétablissement d’un franchissement de la N10 par la route départementale au moyen d’une mise en dénivelé.
  • La mise en cohérence et la sécurisation de tous les accès à la gare incluant le doublement du pont Guy Schuller pour accueillir un Transport en Commun en Site Propre venant de Trappes et d’Élancourt.
  • L’accès aux zones d’habitations situées au sud de la voie ferrée par un franchissement à gabarit normal au droit de la gare.

Ce projet d’une grande cohérence relève de l’intérêt général pour l’aménagement du territoire dans cette partie sud du département des Yvelines.

  • En permettant un bien meilleur accès à la gare et aux zones d’habitations, de commerce et d’activités situées de part et d’autre de la RN10
  • En incitant efficacement à accéder à la gare par d’autres moyens que le véhicule personnel
  • En permettant la desserte des Bécannes, une importante zone à aménager qui peut contribuer fortement à répondre aux besoins en particulier liés à la crise du logement.

Les trois maires et le président de la CASQY demandent à l’ensemble des partenaires de ces différentes opérations (État, Département, Région, STIF, GIP-ANRU), d’inscrire dans les meilleurs délais ces opérations dans leurs programmations financières.

Ils attendent que l’État, en s’engageant, comme maître d’ouvrage pour le carrefour de la Malmedonne et comme co-financeur pour les opérations connexes, joue le rôle de levier pour tout le projet, tirant ainsi toutes les conclusions de son choix d’avoir classé dans le périmètre d’intervention de l’Opération d’Intérêt National Paris-Saclay l’ensemble du secteur concerné.

Téléchargez le communiqué au format PDF

La passerelle de la gare sera détruite

La Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (CASQY) a décidé, lors de sa dernière réunion de Bureau, et après avis favorable de la commission des Travaux, de démolir la passerelle permettant la liaison entre la gare de la Verrière et la Ville de Maurepas. L’enveloppe financière prévisionnelle de l’opération s’élève à 311 440€ TTC.  3% de cette somme seront à la charge de la Ville de Maurepas, propriétaire des 3/8ème de la passerelle.

Une passerelle provisoire sera mise en place pour assurer le franchissement de la RN10.

Nous vous publions en exclusivité la décision de démolition de la passerelle franchissant la RN10 et assurant le cheminement des piétons entre Maurepas et la gare de La Verrière.

Cliquez sur les documents pour les agrandir

La passerelle piétonne entre Maurepas et La Verrière pose problème

« Le torchon brûle entre la Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et la ville de Maurepas. Au coeur des discussions, l’avenir de la passerelle reliant cette dernière à la gare de la Verrière. Faut-il fermer ou réhabiliter cet édifice ? Les avis divergent… »

Néanmoins, le Maire de Maurepas a rappelé, en séance du conseil municipal, que l’État, dans un courrier, s’était opposé à la fermeture de la passerelle.

Aussi, la Ville de Maurepas serait prêtre à investir 65 000 € dans une partie des travaux pour réhabiliter la passerelle afin de la remettre aux normes de sécurité d’ici les 3 à 5 ans qui viennent.

Rappelons que la passerelle piétonne, comme le pont qui mène à la gare de la Verrière, sont un souci permanent qui nécessite de gros investissements. Depuis des années, nous demandons l’aménagement de cette zone pour fluidifier la circulation et enfin, éliminer le plus gros des bouchons dans Maurepas. Ces travaux permettront aux handicapés d’accéder plus facilement à la gare et d’améliorer les conditions de sécurité des piétons. Mais, la Ville de Maurepas ne peut pas y arriver toute seule, les moyens financiers se chiffrent en millions d’euros. Une coopération accrue avec les villes voisines est nécessaire mais le volontarisme de certaine d’entre-elles n’est pas la hauteur de cet enjeu important pour l’avenir de notre commune. Il parait que tout devrait se faire faire à l’horizon 2020…

Découvrez le reportage de la chaîne TVFIL78 du 17 mars 2010 et réagissez en laissant vos commentaires !

Cliquez sur lecture pour lancer le chargement de la vidéo, et patientez un peu…

Nouveau tract « Maurepas Ensemble » sur le PLU

L’association « Maurepas Ensemble » distribue en ce moment, dans vos boîtes aux lettres, un nouveau tract axé sur le projet du Plan Local d’Urbanisme. Il dénonce les incohérences de la Majorité mais souligne en même temps la création d’un consensus. Cependant, de nombreux écueils demeurent et nous espérons que nos propositions seront aussi prises en compte.

Rendez-vous dans la rubrique « Documents » en haut de l’écran pour télécharger le tract au format PDF.

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PLU/PADD : le verre à moitié plein…

La Municipalité a présenté, lors d’une réunion publique le 15 octobre dernier à l’Hôtel de Ville, son projet de Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), document d’orientation politique du PLU.

Maurepas-Ensemble se réjouit de voir un début consensus se dégager : le projet de PADD présenté au mois d’octobre entérine les grandes orientations que nous défendions (cf notre contribution), et qui correspondent aux aspirations de la population :

  • Refus de l’étalement urbain,
  • Stabilisation de la population en dessous de 20000 habitants,
  • Protection des espaces naturels et des paysages,
  • Réouverture du carrefour de la Malmedonne (RN10/RD13-RD213),

Nous retrouvons également dans le document de la Mairie plusieurs points qui figuraient dans le projet de notre candidate Nicole Malaquin lors des dernières élections :

  • Rénovation du mail,
  • Réaménagement profond de la zone commercial Pariwest,
  • Création de jardins familiaux,
  • Assainissement du ru de la Courance

Cette « récupération » prouve une nouvelle fois la justesse de nos propositions. La réunion publique du 15 octobre a d’ailleurs été l’occasion d’assister au mea culpa de l’adjointe en charge du dossier, Mme Mettetal, qui n’a cessé de critiquer les problèmes d’aménagements accumulés depuis 20 ans… oubliant que ce sont donc M. Mougeot et ses équipes successives (dont elle a fait partie) les premiers responsables !

Malheureusement, des propositions incohérentes subsistent

Les aspects positifs de ce projet sont mis en balance par une série de propositions incohérentes, fruits d’une vision partielle voire simpliste des problématiques.

Un retour à l’architecture des années 50 ?

C’est notamment le cas des « maisons cubes » qui ont été présentées en réunion publique, et qui ont fort logiquement suscitées une clameur de désapprobation… Mme Mettetal imagine ainsi que sous prétexte de rénovation et d’isolation, les maisons de villes traditionnelles avec leurs toits à deux pentes pourront être remplacées par des cubes « avec toit végétalisé ».

Cette proposition est vraiment à l’opposé de tout ce qui fait l’identité de Maurepas, ville nouvelle présentée par ses concepteurs comme un manifeste contre les constructions géométriques déshumanisées, et contre la pauvreté architecturale de l’urbanisation non concertée.

Maurepas-Ensemble s’oppose fermement à cette initiative qui remet en cause la cohérence architecturale et l’esthétique d’ensemble des quartiers, au détriment de la qualité de vie de chacun.

Moins de voitures en périphérie = plus de voitures dans les quartiers

Un autre écueil fondamental est l’approche dogmatique des problèmes de déplacement et de stationnement, qui se résume par la phrase « non à la voiture », sans qu’aucune solution de remplacement ne soit proposée.

Vouloir que la RD13 ne soit plus une « voirie départementale de transit » en réduisant son gabarit est sans doute une idée séduisante pour les riverains. Mais quelle est l’alternative pour les habitants des communes voisines devant rejoindre la RN10 ou la gare de la Verrière, si ce n’est de se reporter sur les voies « intérieures » de Maurepas ? Et comment envisager de réduire le trafic routier sans commencer par proposer des transports publics adaptés, c’est-à-dire fréquents tous les jours et à toutes heures, reliant rapidement tous les quartiers et tous les villages voisins à la gare, et irriguant finement chaque quartier…

Il ne faut pas se laisser aveugler par le projet de transport en commun en site préférentiel (TCSP) qui focalise aujourd’hui l’attention du Maire. Tant que le pont de la Verrière (pont Schuler) n’aura pas été doublé, ce TCSP ne sera finalement qu’un bus comme les autres, englué au milieu des voitures. Or le doublement de ce pont n’interviendrait pas avant 2020…

Un manque de lucidité

Enfin, problème ponctuel mais ô combien prégnant, comment peut-on envisager l’extension du Café de la Plage sans chercher à résoudre les problèmes de stationnement déjà inextricables autour du centre nautique, des Friches jusqu’au centre commercial des Coudrays ?

Nous avions proposé que soient aménagées des places de parking le long du boulevard du Rhin, en contre-allée. A la place de cela, la Municipalité souhaite réaliser une promenade piétonne arborée… Comme si les habitants allaient être nombreux à choisir de se promener le long d’un boulevard, alors qu’ils ont un bois et un parc à quelques centaines de mètres…

Concertation et dialogue : doit mieux faire

Au-delà de ces désaccords sur le fond, Maurepas-Ensemble dénonce le peu de considération dont fait montre la Municipalité à l’égard de ses administrés. La mauvaise communication ou l’opacité sont malheureusement des problèmes récurrents à Maurepas, même sur les sujets pour lesquels la loi impose la concertation.

Cette fois, ce sont plusieurs propriétaires qui ont eu la surprise de découvrir dans le projet de PADD leur habitation placée en « zone réservée ». Un courrier individuel, ou un déplacement sur le terrain pour expliquer la démarche n’auraient pas coûté grand-chose, et auraient contribué à apaiser le sentiment d’indifférence et de mépris que ressentent nos concitoyens.

Le PLU/PADD engage pourtant notre ville à long terme et transcende les clivages partisans. Il devrait donc se concevoir en toute transparence dans un climat de dialogue apaisé et serein.

Plan Local d’Urbanisme de Maurepas – Présentation du projet

Dans le cadre de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui doit remplacer le Plan d’Occupation des Sols (POS) de Maurepas, la Mairie organise une

Réunion publique
Jeudi 15 octobre 2009 à 20h30
Hôtel de Ville de Maurepas

Carte-MaurepasLa Ville présentera, à la suite des consultations réalisées en début d’année, son Projet d’Aménagement de Développement Durable (PADD), document politique exprimant le projet de la collectivité locale en matière de développement économique et social, d’environnement et d’urbanisme à l’horizon de 10 à 20 ans.

Cela sera l’occasion de proposer vos idées, vos réflexions. Elles seront essentielles pour faire de Maurepas une ville ambitieuse et respectueuse de l’environnement et de notre cadre de vie. Vous pouvez également le faire sur cet espace http://scpcommunication.com/mplu/index.html.

Qu’est-ce qu’un PLU ?

Document destiné à définir plus simplement la destination générale des sols que ne le fait le plan d’occupation des sols (POS). Depuis le vote de la loi SRU (Solidarité Renouvellement Urbain) par le Parlement le 13 décembre 2000, le PLU remplace le POS. Il définit les règles indiquant quelles formes doivent prendre les constructions, quelles zones doivent rester naturelles, quelles zones sont réservées pour les constructions futures, etc. Il doit notamment exposer clairement le projet global d’urbanisme ou PADD qui résume les intentions générales de la collectivité quant à l’évolution de l’agglomération.


Contribution de « Maurepas Ensemble » au PLU

Suite à notre premier article sur le PLU du mois d’avril, nous avons reçu les avis de maurepasiens, membres de notre association ou non. Ces éléments ont nourri le débat et complété notre réflexion sur l’avenir de Maurepas. En voici la synthèse ; c’est la contribution que nous avons officiellement transmis à la Mairie en juin 2009.

Quelles évolutions pour le service public et les associations ?

Cette question ne peut pas être dissociée de la réflexion sur la densité. Un peu plus d’habitants, c’est un peu moins de mètres carrés d’espace public et un peu moins d’équipement pour chacun. Pour que le service public et les associations puissent conserver qualité et vitalité, il ne faut pas accroître la population au-delà de la capacité pour laquelle les infrastructures ont été dimensionnées.

Quel avenir pour les plaines agricoles ?

Rester des plaines agricoles… L’interface entre le village de Maurepas et la Plaine de Neauphle constitue une coupure d’urbanisation qu’il faut absolument maintenir. Le hameau de Villeneuve ne doit pas s’étendre au détriment des espaces cultivés.

L’évolution des pratiques et des besoins de l’agriculture entraînera peut-être la transformation des champs de céréales ou des prés en zone maraîchère (agriculture de proximité). Les habitants sont en tout cas déjà demandeurs de « jardins ouvriers ».

Quel avenir pour les bois ?

Rester des bois… Ne pas hésiter à remettre en cause le monopole de l’ONF si cela permet une gestion plus moderne et plus efficace de la forêt. La commune doit surtout lutter efficacement contre la déforestation illégale des bois privés et contre les dépôts sauvages de déchets.

Quelle utilisation peut-on faire des bois et du bassin de la Courance pour les habitants ?

Les bois et le bassin peuvent devenir plus accessibles (bancs, fléchage, entretien des chemins). Le parcours sportif autour du bassin de la Courance gagnerait à être entretenu et développé, et complété d’aires de jeux pour les plus jeunes. D’autres aménagements peuvent être envisagés dans un but ludique ou pédagogique (circuit de découverte du milieu par exemple), mais la nature doit conserver sa place. Il ne faut surtout pas transformer tous les abords de la ville en parc urbain.

Que faire des fermes historiques et du patrimoine touristique ?

Dans la mesure du possible, les fermes doivent rester des fermes. En cas de cessation d’activité, l’unité des bâtiments doit être préservée. Les idées de reconversion ne manquent pas. Deux idées semblent particulièrement adaptées à la situation de Maurepas aujourd’hui : créer une maison des associations (salles de réunion, espaces de rangement, lieu d’exposition) ou créer une maison des artisans et des artistes (avec des échoppes et des ateliers).

Que faire pour garantir la bonne qualité des eaux de la Courance ?

L’urgence est de nettoyer les eaux avant qu’elles ne traversent le bois (installation d’une petite station de traitement à la source). Ensuite il faut traiter le problème en amont (interdire le lavage de voiture sur la voie publique et faire respecter l’interdiction, installer des bacs de récupération des hydrocarbures sur le trajet des eaux de ruissellement).

Quelles promenades dans la nature peut-on développer ?

Il manque particulièrement un chemin piéton et cyclable entre le village et Villeneuve, ainsi qu’un aménagement du chemin de la Côte Ronde. Des aménagements doivent également être prévus pour stabiliser les chemins ruraux et forestiers (boue, érosion) et assurer la coexistence pacifique des piétons, des cyclistes et des cavaliers.

Dans le cadre de l’extension du PNR de Chevreuse, un projet de « vélo-route » doit être lancé en direction de Montfort-l’Amaury et des autres communes situées à l’ouest de Maurepas.

Quel parcours pour les lignes de bus avec l’arrivée du TCSP ?

Le TCSP peut faciliter les dernières centaines de mètres du parcours des bus vers la gare, mais son parcours profite davantage au désenclavement d’Élancourt qu’à la bonne desserte de Maurepas.

Or, il faut assurer une liaison rapide entre la gare et la zone d’activité pour maintenir son attractivité. Il faut également que l’accès à la gare par bus soit beaucoup plus rapide qu’il n’est aujourd’hui pour que les habitants du village, des Louveries, et des communes voisines (Jouars-Pontchartrain, le Tremblay, …) n’aient plus à utiliser leur véhicule.

Nous demandons donc la prolongation du projet de site propre de quelques centaines de mètres, pour venir retraverser la RN10 vers le Gibet (carrefour Malmedonne / forum de Coignières). Ainsi, les lignes de bus rapides pourront accéder à la gare sans avoir à traverser le centre de Maurepas. Cette nouvelle traversée pourra d’ailleurs être couplée avec la réouverture du CD13.

Quel parcours par la ligne 3612 ?

Les habitants attendent des transports en communs modernes, fréquents, souples, proches de chez eux. Le principe d’une ligne unique a fait son temps et doit évoluer. Il faut la remplacer par plusieurs lignes courtes (deux ou trois) qui doivent desservir l’intérieur des quartiers, et pas seulement les grandes avenues. Elles doivent fonctionner selon le principe britannique du hail and ride (pas d’arrêt fixe, les usagers montent et descendent où ils le souhaitent).

Pour combiner fréquence élevée (« navettes ») et desserte souple dans les quartiers, ces lignes doivent être exploitées par minibus. Ce type de véhicule est plus accessible aux personnes âgées ou à mobilité réduite qu’un bus classique ; il est aussi moins bruyant et moins polluant. Certaines villes d’Europe exploitent d’ailleurs déjà des minibus électriques.

Quel cheminement pour les futures pistes cyclables ?

La politique qui consiste à multiplier les fausses pistes cyclables peintes le long des avenues doit être abandonnée. Ces aménagements sont inutiles et dangereux, car les cyclistes s’y retrouvent coincés entre les voitures en stationnement et d’autres véhicules, dont les bus, qui les frôlent souvent à vive allure.

Ce sont de véritables pistes cyclables qui doivent cheminer parallèlement aux grands axes. Sur les rues et avenues, il faut privilégier la cohabitation entre les vélos et les voitures (zone 30, panneaux incitant à la prudence et au respect des autres usagers). Avenue de Gâtine et avenue de Vendée, il faut aménager tous les accès au mail (pentes douces) pour que les jeunes cyclistes (et les poussettes) puissent y accéder.

La réflexion sur la place du vélo en ville ne doit pas faire oublier que l’essentiel des trajets « doux » sont des trajets piétons. Le vélo n’est en effet pas adapté à toutes les situations, ni à tous les goûts.

Il est donc important de reconquérir les sentes piétonnes non entretenues depuis des années et envahie par les haies. Il faut également libérer les trottoirs des véhicules qui y sont stationnés. Cela peut s’effectuer en imposant le stationnement à cheval et/ou en aménageant des places de stationnement d’un côté puis de l’autre de la chaussée (chicanes).

Enfin, il semble nécessaire de créer de nouvelles continuités entre les quartiers en aménageant un nouvel axe de promenade de la Villeparc au mail, en passant par les Friches et les placettes de la Haute-Futaie qui sont actuellement abandonnées aux herbes folles.

Quelle politique pour la voiture et les parkings dans la ville ?

La voiture est indispensable au quotidien à de nombreux maurepasiens (travail dans des zones mal desservies par les transports en commun, familles nombreuses, accès aux commerces…). C’est un fait qui ne doit pas être perdu de vue. Cependant, seules les voitures de la ville ont légitimement une place dans la ville.

Il faut donc avant tout faciliter le contournement de Maurepas, notamment en obtenant la réouverture du carrefour Malmedonne (croisement CD13 / RN10 en face de la gare) et l’amélioration du carrefour de la Villedieu. L’accès principal à la zone Pariwest doit être le rond-point de l’Europe. Seuls ces aménagements permettront de réduire le trafic de transit vers Coignières ou vers Élancourt.

La commune doit chercher à fluidifier la circulation d’un point à l’autre de Maurepas, en éliminant les facteurs de congestion créés ces dernières années (mauvaise conception des ronds-points de Mopti et du seuil de Maurepas, réduction du Boulevard de la Loire). Nous rejetons toute réduction du nombre de voies sur les autres boulevards (comment passer le TCSP sur le boulevard Schuler ?), dont la principale conséquence serait l’augmentation des nuisances autour du centre ville.

Un autre élément important est la place des poids lourds dans la ville. Des camions à destination ou en provenance de Pariwest empruntent régulièrement le boulevard de la Loire, voire traversent les quartiers de la Marnière et des Bessières, ou passent en centre-ville. Ils se retrouvent ainsi à manœuvrer difficilement dans des carrefours trop étroits pour eux –sans parler du bruit et du danger pour les cyclistes ou les piétons. Il est nécessaire de prendre des mesures rapides pour résoudre ce problème.

Concernant le stationnement, les parkings publics doivent rester disponibles pour tous les clients et usagers. Il est utile de généraliser les zones bleues pour éviter le stationnement abusif. La solution la plus simple pour libérer de la place au centre nautique et rue de Bassigny est certainement d’aménager une contre-allée pour le stationnement le long du boulevard du Rhin.

Quel développement urbain pour Maurepas ?

Maurepas n’est plus une ville en croissance. Le terme d’évolution doit être privilégié au terme de développement. La capacité d’accueil des infrastructures (transports publics, écoles, voiries, équipements sportifs et culturels, …) n’étant pas extensible, il faut refuser le bourrage des dernières parcelles disponibles. Toute nouvelle construction (ou transformation) doit respecter la densité moyenne du quartier alentour.

Que faire pour maintenir la population en assurant son renouvellement ?

Depuis plusieurs générations, le nombre d’occupants par logement baisse régulièrement, et ce dans toute la France. Cela résulte de la combinaison de plusieurs facteurs sociologiques (vieillissement de la population, augmentation du nombre de familles mono-parentales ou de personnes vivant seules, diminution du nombre d’enfants par famille). A cela s’ajoute un facteur humain qui ne doit pas être négligé : les critères de confort ont évoluées et la population souhaite disposer de plus d’espace.

Il faut donc accepter que la population de Maurepas diminue légèrement. Pour limiter l’ampleur de ce phénomène, il est encore possible de réaliser quelques petites opérations (voir ci-après). Le partitionnement de certains logements peut aussi être envisagé, mais cette évolution doit rester raisonnable et maîtrisée, pour ne pas faire de Maurepas une ville où seuls les couples sans enfant pourront se loger.

Quelles actions en faveur des logements sociaux ?

Afin d’assurer la mixité sociale, la construction éventuelle de nouveaux logements sociaux ne peut s’envisager qu’au sein d’un ensemble varié, où les logements sociaux ne représentent pas plus d’un tiers. L’architecture ne doit pas exprimer de différence : rien ne justifie qu’un logement social soit reconnaissable par rapport à un logement « normal ». Idéalement, ces logements doivent tous disposer d’un jardinet, pour faire jouer les enfants ou pour avoir son potager.

Enfin, il faut évidemment accorder la priorité aux familles maurepasiennes qui ont besoin d’un logement social sur place.

Quels logements pour les jeunes couples ?

Afin d’assurer la mixité générationnelle, les nouveaux logements ne doivent pas cibler particulièrement les jeunes. Il faut aussi – et peut-être surtout – proposer des logements adaptés aux personnes âgées pour permettre une remise sur le marché plus rapide des logements actuellement sous-occupés. Les emplacements proposés (voir ci-après) sont particulièrement adaptés à des studios ou 2 pièces qui peuvent satisfaire aussi bien les jeunes que les moins-jeunes.

Où construire à Maurepas ?

Deux emplacements peuvent être étudiés :

1. Place de Broërec dans le quartier des Bessières. L’emplacement dispose de commerces de proximité et d’écoles. On peut y imaginer un petit ensemble en R+2 ou R+3 (monter plus haut ne respecterait pas l’unité du quartier et serait un préjudice pour les maisons et immeubles alentours). Un parking en sous-sol doit offrir suffisamment d’emplacements pour conserver la capacité de la place (l’immeuble voisin ne dispose pas de parking privé).

2. Avenue de Picardie. La résidence du Bois de Maurepas dispose de plusieurs « dents creuses » où pourraient être implantés facilement quelques petites maisons en R+2 contenant 4 appartements.

Quel développement pour Pariwest ?

La zone d’activité de Coignières-Maurepas est un désastre esthétique et écologique. En mélangeant anarchiquement commerces et industries, elle n’est ni accueillante pour les acheteurs ni pratique pour ceux qui y travaillent. Ce n’est pas de développement qu’il faut parler mais de rénovation complète :
• La zone commerciale doit être densifiée et réorganisée pour privilégier la circulation à pied d’un magasin à l’autre,
• La zone industrielle doit s’adapter aux besoins actuels et futurs des entreprises, en proposant des petits immeubles de bureaux agréables et valorisants.

La revitalisation économique de la zone ne peut s’envisager que si elle est mieux reliée à la gare de la Verrière, par une navette directe qui n’aura pas à traverser toute la ville.

Comme indiqué précédemment, des mesures doivent être prises pour que le trafic des poids lourds en provenance ou à destination de la zone d’activités ne traverse pas les zones résidentielles.

Quel développement économique pour Maurepas ?

Outre la requalification de la zone d’activité, Maurepas doit renforcer son attractivité en déployant au plus vite l’accès haut-débit à Internet sur toute la commune. Par ailleurs, l’évolution de la demande en produits frais peut permettre à Maurepas de développer un pôle d’agriculture de proximité avec les communes voisines.

Comment doit évoluer le centre ville en matière d’activités économiques ?

Les commerces de centre-ville ne peuvent vivre que si les clients peuvent y accéder facilement, y compris en voiture si nécessaire.
Les grands plateaux tertiaires (inoccupés depuis plusieurs années) seraient certainement mieux adaptés au marché actuel s’ils étaient repartitionnés en bureaux plus petits.

Quel rôle pour le tourisme lié à la Vallée de Chevreuse ?

Maurepas n’est pas directement liée à la Vallée de Chevreuse. Il semble plus utile de réfléchir au développement vers l’ouest, vers la Plaine de Neauphle. Si le PNR s’étend comme envisagé vers Montfort, faire de Maurepas une « ville porte » prend alors tout son sens.

Quelles activités économiques dans les quartiers ?

La présence de commerces de proximité est un plus pour les quartiers qu’il faut encourager autant que possible. Il faut aussi encourager la mixité des activités, en facilitant l’implantation de petites entreprises de service dès que des locaux sont vides ou sous-employés.

Maurepas-Ensemble vous informe sur le PLU

Depuis début 2009, la commune de Maurepas prépare la rédaction de son Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui sera logiquement voté par le Conseil municipal mi-2010.

Selon le Code de l’urbanisme, cette procédure d’élaboration du PLU doit s’effectuer en concertation avec les habitants et les associations locales.

La première étape d’analyse de l’existant, menée par un cabinet d’experts, a ainsi donné lieu à un rapport public (consultable prochainement à la médiathèque « Le Phare ») dont tous les maurepasiens ont reçu un extrait intitulé « Premier temps : le diagnostic ». Quatre réunions publiques ont été tenues fin mars. C’est maintenant que s’ouvre l’étape la plus importante de la concertation, à savoir le recueil des contributions des habitants.

Maurepas Ensemble invite évidemment tous les citoyens concernés par l’avenir de leur commune à contribuer au débat en soumettant leurs propositions à la mairie (service urbanisme) dans les semaines qui viennent. Nous espérons que les paragraphes ci-dessous nourriront votre réflexion. N’hésitez pas à réagir à cet article, vos analyses et suggestions pertinentes pourront être reprises dans la contribution finale de l’association Maurepas Ensemble.

Quelques réflexions suite au « diagnostic »

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le rapport complet n’étant pas encore disponible, nous nous appuyons sur l’extrait distribué mi-mars.

Il faut tout d’abord préciser qu’un tel diagnostic doit reposer sur des données précises. S’agissant d’un document d’urbanisme, il manque plusieurs chiffres clés pourtant fondamentaux pour orienter la réflexion. C’est notamment le cas des densités quartier par quartier (densité de logements et densité d’habitants), qui permettraient de situer notre commune par rapport aux objectifs quantitatifs définis par le Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF). Nous avons interrogé le Maire sur ce point en réunion publique, et il nous a expliqué que les derniers chiffres de l’INSEE n’étaient pas encore disponibles à la date de rédaction. Nous espérons donc la publication rapide d’un complément au diagnostic sur ces points.

D’autre part, les questions posées dans le document limitent le cadre de la réflexion, et, comme dans toute enquête, l’ordre et la formulation des questions orientent notablement les réponses… Dans le diagnostic transparaissent également quelques grandes orientations qui préfigurent ce que sera sans doute le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), le volet politique du PLU. Pour ces deux raisons, Maurepas Ensemble conseille aux maurepasiens d’oser aller au-delà des seules questions posées, au-delà des présupposés du document, et d’exprimer librement toutes leurs idées.

Quelques réflexions sur l’évolution de l’habitat… et de la population

La baisse de la population de Maurepas observée par l’INSEE entre deux recensements prend beaucoup d’importance aux yeux du Maire et du cabinet d’experts qui ont planchés sur le sujet. Le vieillissement « accéléré » de la population maurepasienne est aussi pour eux un sujet d’inquiétude. Ils focalisent donc la réflexion sur les voies à explorer pour contrecarrer ces deux phénomènes : partition de maisons en deux ou trois petits logements, bourrage des derniers espaces non construits par des programmes collectifs, re-densification de certaines quartiers…

De notre côté, nous ne souhaitons pas nous limiter à cette vision à court-terme de l’évolution de notre ville.

L’essentiel de la croissance démographique de Maurepas a eu lieu entre 1970 et 1980, et les nouveaux arrivants de cette époque étaient très majoritairement des couples avec des enfants en bas âge. Peu de nouveaux logements ayant été construits depuis 30 ans pour accueillir des foyers plus jeunes, l’augmentation de la moyenne d’âge est à la fois mécanique et inexorable.

La diminution du nombre total d’habitants est tout aussi mécanique, au fur et à mesure que les enfants quittent le foyer. Notons également que les critères de confort ont évolués en quelques décennies : de nombreux foyers avec 1 ou 2 enfants occupent aujourd’hui des maisons ou des appartements qui accueillaient initialement des foyers avec 3 ou 4 enfants, et ne voudraient pas d’un logement plus petit.

Ce petit retour en arrière est fondamental pour comprendre qu’il est inutile, voire réducteur, de n’envisager la politique du logement à Maurepas qu’à la lumière des derniers chiffres INSEE. La phase de (légère) décroissance et de vieillissement que nous observons aujourd’hui s’inscrit dans un cycle prévisible et prévu, dont la prochaine étape tout aussi mécanique et inexorable sera le départ des plus anciens et la remise sur le marché de leurs logements. Ces logements seront alors de nouveau occupés par des couples avec enfants, et la tendance s’inversera.

Cette prochaine phase du cycle a déjà largement commencée dans les premiers quartiers construits (la fréquentation stable voire en progression des crèches et des écoles est là pour en témoigner), et le mouvement va forcément s’accélérer dans les 10 ans qui viennent. Le PLU ne doit donc pas se focaliser sur ce problème d’aujourd’hui qui va s’éteindre de lui-même, car il passerait à côté des véritables problèmes de demain.

Parmi les enjeux fondamentaux pour les décennies qui viennent, ne négligeons pas la nécessité d’adapter la ville au quatrième âge. L’espérance de vie augmente –pas seulement à Maurepas ! –, et l’urbanisme doit en tenir compte. La ville doit s’adoucir pour faire face aux difficultés de mobilité (y compris en améliorant la capacité de stationnement à proximité du marché et des commerces), le commerce de proximité doit être diversifié, l’implantation de structures médicales et de services doit être encouragée pour faciliter le maintien à domicile. Des logements adaptés doivent voir le jour pour accueillir celles et ceux qui ne peuvent plus monter leur escalier ou entretenir une maison devenue trop grande. Cela aurait évidemment un effet positif sur la rotation des logements et accélèrerait le retour à Maurepas de jeunes foyers.

Quelques réflexions sur les transports

Le plan d’ensemble initial permettait de séparer le trafic automobile de transit (CD 13, boulevard de Loire, avenue de Seine) du trafic de desserte locale des différents quartiers. Cet équilibre a malheureusement été brisé par la fermeture du carrefour Malmedonne (CD 13 / Nationale 10), et désormais tout le trafic en direction de Paris ou de la gare de la Verrière passe par le centre de Maurepas. Imposée par le Maire, la réduction du nombre de voies sur les grands axes (le CD 13 et boulevard de Loire) a également amené un trafic plus intense dans les quartiers.

Que peut faire le PLU pour améliorer la situation ? D’abord prendre acte de la gravité de la congestion et cesser d’imaginer que quelques pistes cyclables pourront y apporter une vraie réponse. Si les maurepasiens circulent en voiture, ce n’est pas parce qu’ils manquent de pistes cyclables, c’est surtout parce qu’il est très difficile de faire tenir deux enfants et un chariot de course sur le porte-bagages d’une bicyclette. Si les habitants des autres communes traversent Maurepas en voiture et viennent se garer au centre ville avant de prendre le train à la Verrière, ce n’est pas en se penchant sur la seule ligne 3612 qu’on améliorera la situation.

La problématique du plan de déplacement dans la zone d’influence de la gare de la Verrière et autour de la zone d’activité Pariwest dépasse en effet le seul domaine de compétences de la commune. L’isolement de Maurepas sur le plan administratif fait qu’il lui manque la vision globale qu’apporterait un Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) rédigé au niveau de plusieurs communes ou de plusieurs intercommunalités.

Maurepas doit faire son maximum –malgré cet isolement– pour obtenir à très brève échéance la création d’un échangeur complet au carrefour Malmedonne. Il faut également militer pour l’agrandissement des parcs de stationnement de la gare de la Verrière (parc relais) et pour une meilleure desserte par bus des villages voisins (les Mousseaux à Jouars-Pontchartrain, la Dauberie à Saint-Rémy, le Tremblay).

Concernant la ligne 3612 dont la qualité de service est sans cesse critiquée par les usagers, elle a certainement trop de contraintes incompatibles à satisfaire. Il lui faudrait tout à la fois un plus gros débit sur le tronçon gare-Pariwest en passant par le centre ville, des arrêts plus fréquents dans les zones denses, un trajet plus rapide vers les zones éloignées, une fréquence plus élevée aux heures de pointes, un fonctionnement le week-end, et tout ça sans couter plus au contribuable…

Et si finalement la quadrature du cercle ne pouvait être résolu qu’en abandonnant le principe d’une ligne unique ? Idéalement, il faudrait au minimum trois lignes : une ligne rapide entre la gare et Pariwest, une ligne longue vers le Village, les Louveries et Villeneuve qui serait semi-directe dans la ville nouvelle, et une boucle courte dans la ville nouvelle avec quelques arrêts de plus. Peut-être la commune Maurepas ne peut-elle pas financer seule ces trois lignes, mais la commune de Coignières pourrait trouver un intérêt à la ligne desservant Pariwest, et la ligne longue pourrait faire l’objet d’un partenariat avec les villages voisins.

Quelques réflexions sur le cadre de vie et l’environnement

Maurepas est située à la limite extérieure de la ceinture verte de Paris (30km), et son flanc ouest constitue la limite d’urbanisation (plaine agricole entre le village et Villeneuve et jusqu’à Jouars-Pontchartrain). Le respect de cette limite est imposé par le SDRIF, et il ne viendrait à l’esprit de personne de remettre en question la vocation agricole de ce paysage remarquable. Tous les espaces boisés de Maurepas sont de même protégés par le SDRIF (bois de plus de 1 hectare), et le schéma directeur régional prévoit l’ouverture au public de toutes les forêts.

Dans ces conditions, la marge de liberté du PLU sur ce chapitre est très limitée. Pour protéger son patrimoine naturel, la commune doit avant tout lutter plus efficacement contre la déforestation illégale des bois privés et contre les dépôts sauvages de déchets. Des aménagements doivent également être prévus pour stabiliser les chemins (boue, érosion) et assurer la coexistence pacifique des piétons, des cyclistes et des cavaliers.

Le problème de la qualité de l’eau du ru de la Courance n’est quant à lui pas une nouveauté, c’est même un sujet qui aurait dû être résolu depuis plusieurs décennies. La solution pragmatique reste évidemment l’installation d’une mini-station de filtration au niveau de la source. Nous espérons que l’inscription de ce sujet à l’ordre du jour du PLU ne signifie pas l’abandon de cette solution de bon sens au profit d’un autre projet onéreux et lointain.

Quelques réflexions sur le patrimoine, l’histoire, et le tourisme

Le document de diagnostic s’ouvre sur un résumé (très succinct) de l’histoire de Maurepas, suivi d’un inventaire du patrimoine qui tient sur quelques lignes. Il est plutôt paradoxal de voir ensuite évoquée une ambition touristique pour la commune, fusse-t-elle tournée vers la Vallée de Chevreuse.

Même si le village de Maurepas comporte en effet quelques bâtiments anciens, dont quelques uns sont remarquables, il faut savoir admettre que c’est également le cas de quasiment tous les villages d’Ile-de-France, voire de la France entière. L’attachement des maurepasiens à leur passé et à leur patrimoine est réel et les honore, mais ne fera jamais de Maurepas une destination touristique ! D’une certaine manière, l’ensemble urbain théorisé et réalisé par Jacques Riboud peut présenter une valeur patrimoniale plus importante aux yeux des visiteurs avertis (au même titre qu’un ensemble signé Le Corbusier ou Perret) que le village.

Quant à la Vallée de Chevreuse, nous n’en sommes pas les voisins immédiats, et ses perspectives de développements touristiques sont loin d’en faire un nouvel eldorado.

Nous considérons donc que sur ce point le diagnostic est complètement hors sujet. De plus, un élément fondamental mais qui n’est même pas évoqué, est ce vaste projet d’extension du Parc Naturel Régional. Si la nouvelle carte était adoptée en l’état, avec l’adhésion de Jouars-Pontchartrain, le Tremblay-sur-Mauldre et Saint-Rémy-l’Honoré, Maurepas se trouverait alors véritablement aux portes du nouveau Parc.

Cela ne changerait certes pas grand-chose sur le plan du tourisme, mais cette perspective doit amener le PLU à prévoir un réseau de circulation douces plus ouvert sur la campagne (vers Villeneuve et vers Jouars).

Revenons un instant sur le cas des fermes. Il nous semble paradoxal, voire contre productif, d’évoquer publiquement la préemption de fermes qui ne sont pas encore en vente, et qui sont même encore en exploitation. L’important d’ailleurs pour assurer l’avenir des espaces agricoles, c’est qu’il puisse rester des agriculteurs à Maurepas !

Evidemment, si une ferme venait à cesser son activé, il est souhaitable qu’elle puisse être préservée, et à ce sujet les projets de reconversion ne manquent pas : maison des associations, locaux artisanaux, petits logements… Mais c’est seulement au moment où la vente se fera qu’un projet sérieux pourra être proposé, en fonction des caractéristiques du bâtiment et des possibilités de financement pour son rachat et pour les travaux.

En conclusion…

Si le PLU est amené à remplacer l’ancien Plan d’Occupation des Sols (POS), nous sommes dans cette première phase très loin de l’aspect purement technique d’un POS. Le PADD, volet politique et cœur du PLU, sera la feuille de route de la future politique municipale en matière d’urbanisme. L’équipe de Maurepas Ensemble entend être constructive pour porter efficacement les attentes et les souhaits des citoyens. Nous saurons évidemment rester vigilants sur la suite de la concertation et veilleront à ce qu’aucune contribution pertinente ne soit écartée sans débat.

La phase « diagnostic » du Plan Local d’Urbanisme a débuté

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Concertation PLU – Toutes les Nouvelles – 25-03-2009