Contribution de « Maurepas Ensemble » au PLU

Suite à notre premier article sur le PLU du mois d’avril, nous avons reçu les avis de maurepasiens, membres de notre association ou non. Ces éléments ont nourri le débat et complété notre réflexion sur l’avenir de Maurepas. En voici la synthèse ; c’est la contribution que nous avons officiellement transmis à la Mairie en juin 2009.

Quelles évolutions pour le service public et les associations ?

Cette question ne peut pas être dissociée de la réflexion sur la densité. Un peu plus d’habitants, c’est un peu moins de mètres carrés d’espace public et un peu moins d’équipement pour chacun. Pour que le service public et les associations puissent conserver qualité et vitalité, il ne faut pas accroître la population au-delà de la capacité pour laquelle les infrastructures ont été dimensionnées.

Quel avenir pour les plaines agricoles ?

Rester des plaines agricoles… L’interface entre le village de Maurepas et la Plaine de Neauphle constitue une coupure d’urbanisation qu’il faut absolument maintenir. Le hameau de Villeneuve ne doit pas s’étendre au détriment des espaces cultivés.

L’évolution des pratiques et des besoins de l’agriculture entraînera peut-être la transformation des champs de céréales ou des prés en zone maraîchère (agriculture de proximité). Les habitants sont en tout cas déjà demandeurs de « jardins ouvriers ».

Quel avenir pour les bois ?

Rester des bois… Ne pas hésiter à remettre en cause le monopole de l’ONF si cela permet une gestion plus moderne et plus efficace de la forêt. La commune doit surtout lutter efficacement contre la déforestation illégale des bois privés et contre les dépôts sauvages de déchets.

Quelle utilisation peut-on faire des bois et du bassin de la Courance pour les habitants ?

Les bois et le bassin peuvent devenir plus accessibles (bancs, fléchage, entretien des chemins). Le parcours sportif autour du bassin de la Courance gagnerait à être entretenu et développé, et complété d’aires de jeux pour les plus jeunes. D’autres aménagements peuvent être envisagés dans un but ludique ou pédagogique (circuit de découverte du milieu par exemple), mais la nature doit conserver sa place. Il ne faut surtout pas transformer tous les abords de la ville en parc urbain.

Que faire des fermes historiques et du patrimoine touristique ?

Dans la mesure du possible, les fermes doivent rester des fermes. En cas de cessation d’activité, l’unité des bâtiments doit être préservée. Les idées de reconversion ne manquent pas. Deux idées semblent particulièrement adaptées à la situation de Maurepas aujourd’hui : créer une maison des associations (salles de réunion, espaces de rangement, lieu d’exposition) ou créer une maison des artisans et des artistes (avec des échoppes et des ateliers).

Que faire pour garantir la bonne qualité des eaux de la Courance ?

L’urgence est de nettoyer les eaux avant qu’elles ne traversent le bois (installation d’une petite station de traitement à la source). Ensuite il faut traiter le problème en amont (interdire le lavage de voiture sur la voie publique et faire respecter l’interdiction, installer des bacs de récupération des hydrocarbures sur le trajet des eaux de ruissellement).

Quelles promenades dans la nature peut-on développer ?

Il manque particulièrement un chemin piéton et cyclable entre le village et Villeneuve, ainsi qu’un aménagement du chemin de la Côte Ronde. Des aménagements doivent également être prévus pour stabiliser les chemins ruraux et forestiers (boue, érosion) et assurer la coexistence pacifique des piétons, des cyclistes et des cavaliers.

Dans le cadre de l’extension du PNR de Chevreuse, un projet de « vélo-route » doit être lancé en direction de Montfort-l’Amaury et des autres communes situées à l’ouest de Maurepas.

Quel parcours pour les lignes de bus avec l’arrivée du TCSP ?

Le TCSP peut faciliter les dernières centaines de mètres du parcours des bus vers la gare, mais son parcours profite davantage au désenclavement d’Élancourt qu’à la bonne desserte de Maurepas.

Or, il faut assurer une liaison rapide entre la gare et la zone d’activité pour maintenir son attractivité. Il faut également que l’accès à la gare par bus soit beaucoup plus rapide qu’il n’est aujourd’hui pour que les habitants du village, des Louveries, et des communes voisines (Jouars-Pontchartrain, le Tremblay, …) n’aient plus à utiliser leur véhicule.

Nous demandons donc la prolongation du projet de site propre de quelques centaines de mètres, pour venir retraverser la RN10 vers le Gibet (carrefour Malmedonne / forum de Coignières). Ainsi, les lignes de bus rapides pourront accéder à la gare sans avoir à traverser le centre de Maurepas. Cette nouvelle traversée pourra d’ailleurs être couplée avec la réouverture du CD13.

Quel parcours par la ligne 3612 ?

Les habitants attendent des transports en communs modernes, fréquents, souples, proches de chez eux. Le principe d’une ligne unique a fait son temps et doit évoluer. Il faut la remplacer par plusieurs lignes courtes (deux ou trois) qui doivent desservir l’intérieur des quartiers, et pas seulement les grandes avenues. Elles doivent fonctionner selon le principe britannique du hail and ride (pas d’arrêt fixe, les usagers montent et descendent où ils le souhaitent).

Pour combiner fréquence élevée (« navettes ») et desserte souple dans les quartiers, ces lignes doivent être exploitées par minibus. Ce type de véhicule est plus accessible aux personnes âgées ou à mobilité réduite qu’un bus classique ; il est aussi moins bruyant et moins polluant. Certaines villes d’Europe exploitent d’ailleurs déjà des minibus électriques.

Quel cheminement pour les futures pistes cyclables ?

La politique qui consiste à multiplier les fausses pistes cyclables peintes le long des avenues doit être abandonnée. Ces aménagements sont inutiles et dangereux, car les cyclistes s’y retrouvent coincés entre les voitures en stationnement et d’autres véhicules, dont les bus, qui les frôlent souvent à vive allure.

Ce sont de véritables pistes cyclables qui doivent cheminer parallèlement aux grands axes. Sur les rues et avenues, il faut privilégier la cohabitation entre les vélos et les voitures (zone 30, panneaux incitant à la prudence et au respect des autres usagers). Avenue de Gâtine et avenue de Vendée, il faut aménager tous les accès au mail (pentes douces) pour que les jeunes cyclistes (et les poussettes) puissent y accéder.

La réflexion sur la place du vélo en ville ne doit pas faire oublier que l’essentiel des trajets « doux » sont des trajets piétons. Le vélo n’est en effet pas adapté à toutes les situations, ni à tous les goûts.

Il est donc important de reconquérir les sentes piétonnes non entretenues depuis des années et envahie par les haies. Il faut également libérer les trottoirs des véhicules qui y sont stationnés. Cela peut s’effectuer en imposant le stationnement à cheval et/ou en aménageant des places de stationnement d’un côté puis de l’autre de la chaussée (chicanes).

Enfin, il semble nécessaire de créer de nouvelles continuités entre les quartiers en aménageant un nouvel axe de promenade de la Villeparc au mail, en passant par les Friches et les placettes de la Haute-Futaie qui sont actuellement abandonnées aux herbes folles.

Quelle politique pour la voiture et les parkings dans la ville ?

La voiture est indispensable au quotidien à de nombreux maurepasiens (travail dans des zones mal desservies par les transports en commun, familles nombreuses, accès aux commerces…). C’est un fait qui ne doit pas être perdu de vue. Cependant, seules les voitures de la ville ont légitimement une place dans la ville.

Il faut donc avant tout faciliter le contournement de Maurepas, notamment en obtenant la réouverture du carrefour Malmedonne (croisement CD13 / RN10 en face de la gare) et l’amélioration du carrefour de la Villedieu. L’accès principal à la zone Pariwest doit être le rond-point de l’Europe. Seuls ces aménagements permettront de réduire le trafic de transit vers Coignières ou vers Élancourt.

La commune doit chercher à fluidifier la circulation d’un point à l’autre de Maurepas, en éliminant les facteurs de congestion créés ces dernières années (mauvaise conception des ronds-points de Mopti et du seuil de Maurepas, réduction du Boulevard de la Loire). Nous rejetons toute réduction du nombre de voies sur les autres boulevards (comment passer le TCSP sur le boulevard Schuler ?), dont la principale conséquence serait l’augmentation des nuisances autour du centre ville.

Un autre élément important est la place des poids lourds dans la ville. Des camions à destination ou en provenance de Pariwest empruntent régulièrement le boulevard de la Loire, voire traversent les quartiers de la Marnière et des Bessières, ou passent en centre-ville. Ils se retrouvent ainsi à manœuvrer difficilement dans des carrefours trop étroits pour eux –sans parler du bruit et du danger pour les cyclistes ou les piétons. Il est nécessaire de prendre des mesures rapides pour résoudre ce problème.

Concernant le stationnement, les parkings publics doivent rester disponibles pour tous les clients et usagers. Il est utile de généraliser les zones bleues pour éviter le stationnement abusif. La solution la plus simple pour libérer de la place au centre nautique et rue de Bassigny est certainement d’aménager une contre-allée pour le stationnement le long du boulevard du Rhin.

Quel développement urbain pour Maurepas ?

Maurepas n’est plus une ville en croissance. Le terme d’évolution doit être privilégié au terme de développement. La capacité d’accueil des infrastructures (transports publics, écoles, voiries, équipements sportifs et culturels, …) n’étant pas extensible, il faut refuser le bourrage des dernières parcelles disponibles. Toute nouvelle construction (ou transformation) doit respecter la densité moyenne du quartier alentour.

Que faire pour maintenir la population en assurant son renouvellement ?

Depuis plusieurs générations, le nombre d’occupants par logement baisse régulièrement, et ce dans toute la France. Cela résulte de la combinaison de plusieurs facteurs sociologiques (vieillissement de la population, augmentation du nombre de familles mono-parentales ou de personnes vivant seules, diminution du nombre d’enfants par famille). A cela s’ajoute un facteur humain qui ne doit pas être négligé : les critères de confort ont évoluées et la population souhaite disposer de plus d’espace.

Il faut donc accepter que la population de Maurepas diminue légèrement. Pour limiter l’ampleur de ce phénomène, il est encore possible de réaliser quelques petites opérations (voir ci-après). Le partitionnement de certains logements peut aussi être envisagé, mais cette évolution doit rester raisonnable et maîtrisée, pour ne pas faire de Maurepas une ville où seuls les couples sans enfant pourront se loger.

Quelles actions en faveur des logements sociaux ?

Afin d’assurer la mixité sociale, la construction éventuelle de nouveaux logements sociaux ne peut s’envisager qu’au sein d’un ensemble varié, où les logements sociaux ne représentent pas plus d’un tiers. L’architecture ne doit pas exprimer de différence : rien ne justifie qu’un logement social soit reconnaissable par rapport à un logement « normal ». Idéalement, ces logements doivent tous disposer d’un jardinet, pour faire jouer les enfants ou pour avoir son potager.

Enfin, il faut évidemment accorder la priorité aux familles maurepasiennes qui ont besoin d’un logement social sur place.

Quels logements pour les jeunes couples ?

Afin d’assurer la mixité générationnelle, les nouveaux logements ne doivent pas cibler particulièrement les jeunes. Il faut aussi – et peut-être surtout – proposer des logements adaptés aux personnes âgées pour permettre une remise sur le marché plus rapide des logements actuellement sous-occupés. Les emplacements proposés (voir ci-après) sont particulièrement adaptés à des studios ou 2 pièces qui peuvent satisfaire aussi bien les jeunes que les moins-jeunes.

Où construire à Maurepas ?

Deux emplacements peuvent être étudiés :

1. Place de Broërec dans le quartier des Bessières. L’emplacement dispose de commerces de proximité et d’écoles. On peut y imaginer un petit ensemble en R+2 ou R+3 (monter plus haut ne respecterait pas l’unité du quartier et serait un préjudice pour les maisons et immeubles alentours). Un parking en sous-sol doit offrir suffisamment d’emplacements pour conserver la capacité de la place (l’immeuble voisin ne dispose pas de parking privé).

2. Avenue de Picardie. La résidence du Bois de Maurepas dispose de plusieurs « dents creuses » où pourraient être implantés facilement quelques petites maisons en R+2 contenant 4 appartements.

Quel développement pour Pariwest ?

La zone d’activité de Coignières-Maurepas est un désastre esthétique et écologique. En mélangeant anarchiquement commerces et industries, elle n’est ni accueillante pour les acheteurs ni pratique pour ceux qui y travaillent. Ce n’est pas de développement qu’il faut parler mais de rénovation complète :
• La zone commerciale doit être densifiée et réorganisée pour privilégier la circulation à pied d’un magasin à l’autre,
• La zone industrielle doit s’adapter aux besoins actuels et futurs des entreprises, en proposant des petits immeubles de bureaux agréables et valorisants.

La revitalisation économique de la zone ne peut s’envisager que si elle est mieux reliée à la gare de la Verrière, par une navette directe qui n’aura pas à traverser toute la ville.

Comme indiqué précédemment, des mesures doivent être prises pour que le trafic des poids lourds en provenance ou à destination de la zone d’activités ne traverse pas les zones résidentielles.

Quel développement économique pour Maurepas ?

Outre la requalification de la zone d’activité, Maurepas doit renforcer son attractivité en déployant au plus vite l’accès haut-débit à Internet sur toute la commune. Par ailleurs, l’évolution de la demande en produits frais peut permettre à Maurepas de développer un pôle d’agriculture de proximité avec les communes voisines.

Comment doit évoluer le centre ville en matière d’activités économiques ?

Les commerces de centre-ville ne peuvent vivre que si les clients peuvent y accéder facilement, y compris en voiture si nécessaire.
Les grands plateaux tertiaires (inoccupés depuis plusieurs années) seraient certainement mieux adaptés au marché actuel s’ils étaient repartitionnés en bureaux plus petits.

Quel rôle pour le tourisme lié à la Vallée de Chevreuse ?

Maurepas n’est pas directement liée à la Vallée de Chevreuse. Il semble plus utile de réfléchir au développement vers l’ouest, vers la Plaine de Neauphle. Si le PNR s’étend comme envisagé vers Montfort, faire de Maurepas une « ville porte » prend alors tout son sens.

Quelles activités économiques dans les quartiers ?

La présence de commerces de proximité est un plus pour les quartiers qu’il faut encourager autant que possible. Il faut aussi encourager la mixité des activités, en facilitant l’implantation de petites entreprises de service dès que des locaux sont vides ou sous-employés.

Les nouveaux taux d’impôts locaux à Maurepas : les reflets d’une mauvaise gestion socialo-modemiste

Extrait du compte rendu du conseil municipal du 19 mars 2009

« Le Conseil municipal, après en avoir délibéré par 27 voix pour, 5 voix contre :
Mmes MALAQUIN, WEILL, HAMET, MM. SINDOU-FAURIE, BOUCHAUDON, 1 abstention : Mme MICHON,

FIXE les taux des quatre taxes comme suit :
- Taxe d’habitation : 12,85 %
- Taxe sur le foncier bâti : 19,50 %
- Taxe sur le foncier non bâti : 88,31 %
- Taxe professionnelle : 19,40 %

DIT que la recette est inscrite au budget primitif 2009, article 7311 – fonction 01″.

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Ainsi les taux de nos impôts locaux (5 taxes) ont augmenté de 4,8% pour le foncier bâti et 4,9% pour la taxe d’habitation et la taxe professionnelle !

- La taxe d’habitation de 12,25 % à 12,85 %
- La taxe sur le foncier bâti de 18,6 % à 19,5 %
- La taxe sur le foncier non bâti à 88,31 % (sans augmentation)
- La taxe professionnelle de 18,5 % à 19,4%

Comparons avec la moyenne nationale des taux 2008 (http://www.colloc.bercy.gouv.fr) :

Moyenne des taux des impôts locaux nationaux

La majorité (tous les groupes sauf l’opposition) vote également l’augmentation de la Taxe d’enlèvements des ordures ménagères de 5,9 %. Le nouveau taux de la TEOM est de 8,19%.

Le 25 juin dernier, lors du conseil municipal, une hausse de 2,5% des tarifs des services municipaux a été voté par la majorité PS/MoDem alors que l’inflation s’élève à 1.6% sur un an.

Logiquement, et compte tenu des éléments budgétaires de la commune, ces hausses d’impôts auraient pu être évité. Nous pensons que la crise économique n’est pas la seule raison de cette hausse d’impôts. Le Maire aurait du faire adopter un budget de rigueur (réduction des dépenses de fonctionnement) tout en maintenant les investissements nécessaires pour moderniser notre commune (c’est d’ailleurs dans ce sens que le président de la République s’est engagé pour la France).

La hausse des tarifs des services municipaux de 2,5% handicape le pouvoir d’achat des Maurepasiens, qui doivent aussi faire face à la hausse des impôts locaux (double peine !!). Nous pensons qu’un gel des tarifs en cette période difficile pour tout le monde aurait été plus juste.

Notons par ailleurs que certains projets attendus depuis des années devraient enfin voir le jour : extension du Pôle Solidarité, extension de Camus, destruction et reconstruction du Mille Club et du Café de la plage… Mais ces investissements (d’ailleurs partiellement financés par la Région et le Département) sont malheureusement prévus sans qu’ait été menée une réflexion globale sur la cohérence des équipements municipaux, pourtant nécessaire pour maîtriser les futures dépenses de fonctionnement.