Conseil municipal sur le débat d’orientation budgétaire

Jeudi 4 février 2010 à 20h45 aura lieu le débat d’orientation budgétaire (DOB) en salle du conseil municipal.

Le DOB permet aux élus de s’exprimer sur les priorités et les évolutions de la situation financière de la collectivité. L’organe exécutif local, qui prépare le budget primitif, n’est pas responsable devant l’assemblée, il ne peut pas être renversé par l’assemblée délibérante. Par conséquent, le débat d’orientation budgétaire permet d’améliorer la démocratie participative au travers d’une discussion sur les priorités financières de la commune. Il est aussi, pour la majorité comme pour l’opposition, un débat technique souvent très politique.

Extrait d’une réponse à une question écrite sur le débat d’orientation budgétaire préalable au vote du budget communal publiée au JO du Sénat :

« Dans les communes de 3 500 habitants et plus, dans les établissements publics administratifs de ces communes, dans les groupements comprenant au moins une commune de 3 500 habitants et plus (article L. 5211-36 du code général des collectivités territoriales), dans les départements et dans les régions, le vote du budget doit être précédé de la tenue d’un débat d’orientation budgétaire. La tenue de ce débat a vocation à éclairer le vote des élus. Son organisation constitue une formalité substantielle dont l’absence entâche d’illégalité toute délibération relative à l’adoption du budget primitif de la collectivité en cause (CAA Marseille, 19 octobre 1999, commune de Port-la-Nouvelle). »

[...] Le juge administratif a par ailleurs été conduit à préciser le niveau nécessaire de détail des informations figurant dans les documents préparatoires, qu’il s’agisse de la note explicative de synthèse ou du rapport sur les affaires. La jurisprudence a tendu à faire porter l’appréciation sur le niveau de détail plus que sur la forme des documents. Ainsi la note doit-elle permettre aux élus de participer à l’ensemble du débat (CE, 12 juillet 1995, commune de Fontenay-le-Fleury). En l’absence de note de synthèse, la communication annexée à la convocation peut faire fonction de note, à condition d’être suffisamment détaillée. Il se dégage de la jurisprudence que la note explicative de synthèse adressée aux membres de l’assemblée délibérante ne saurait se limiter à une note de quelques lignes rappelant le contenu du précédent budget et les marges de manœuvre disponibles. La note doit comporter également des éléments d’analyse prospective, des informations sur les principaux investissement projetés, sur le niveau d’endettement et son évolution prévue ainsi que sur l’évolution envisagée des taux d’imposition (CAA Douai, 14 juin 2005, commune de Breteuil-sur-Noye). Le juge a ainsi été conduit, lorsqu’il a considéré que le niveau de détail des informations contenues dans la note était insuffisant, à annuler la délibération par laquelle le budget primitif de la collectivité concernée avait été approuvé ».

La réponse complète sur http://www.senat.fr/questions/base/2006/qSEQ061225843.html



Maurepas Actualités ou la démagogie socialiste en plein exercice

Qui peut croire de tels propos ? Nous avions dénoncé récemment dans l’article « ça ne manque pas de sel » que le Maire tardait, comme tous les ans, à réagir et à être efficace contre les intempéries d’hiver. Mais, nous découvrons dans le dernier Maurepas Actualités de février 2010, et avec  stupéfaction, que l’équipe municipale se félicite, haut et fort, d’avoir mis en place une mobilisation efficace pour palier les désagréments liés aux chutes de neige ! Mais dans quelle Ville vivent-ils ?

Nous imaginons que lorsque vous avez lu cet article, vous avez, vous aussi, constaté que la réalité était bien différente. Et que les matins où, les Maurepasiens découvraient la neige tombée pendant la nuit, le rond-point des Pyramides et l’axe principal menant à la Gare de la Verrière étaient complètement bouchés et impraticables. Nous ne savions pas que le Maire souhaitait investir dans une patinoire à grande échelle ; le PS et le MoDem ont de belles ambitions !

Cet article prétend aussi justifier les nids-de-poules qui prolifèrent dans les rues de Maurepas. Ils doivent bien avouer que la voirie de notre Ville est  dans un  bien triste état, surtout en centre-ville où le risque est grand de crever un pneu, ou de tomber pour les deux-roues !

Nous savons qu’il est techniquement difficile, en plein hiver, de reboucher rapidement les trous. Le passage des véhicules après les travaux et les variations des températures font même apparaître de nouveaux nids-de-poule quelques jours après une intervention. Mais il faudrait saisir le problème sur le fond.

Manifestement, les chaussées de Maurepas (y compris celles qui ont été rénovées récemment) sont systématiquement plus touchées par le phénomène que les voiries des communes voisines ou que les routes départementales. S’agit-il d’une  mauvaise qualité de l’enrobé utilisé, s’agit-il d’un problème de structure (couche de base, couche de fondation, problèmes de matériaux, de compactage, de pose…) qui provoque des instabilités ? A trop chercher l’économie sur les investissements, la Mairie de Maurepas s’est-elle contrainte à un rafistolage permanent ? Sachez aussi que la responsabilité de la commune peut être engagée pour dommages de travaux publics. En attendant, soyez vigilants sur les routes maurepasiennes qui en étonnent toujours plus d’un.

Il était temps ! L’équipe UMP avait proposé cette modification pendant les élections municipales de 2008 voire même bien avant et il aura fallu des années pour réaménager 3 mètres carrés. Chapeau bas !

Ça ne manque pas de sel… Ou plutôt si !

Les hivers se suivent et se ressemblent à Maurepas… Comme l’an passé, les deux derniers épisodes neigeux se sont transformés en galère pour les Maurepasiens. En dépit de l’obligation faite au maire d’assurer la sécurité des citoyens sur le territoire de sa commune, les saleuses sont restées invisibles et aucune lame n’est venue dégager les voies bloquées par la neige soufflée par le vent.

Une lame chasse-neige à monter devant un petit tracteur ou un 4×4 coûte moins de 1000 €. Pourtant la ville de Maurepas n’en a toujours pas. Les voies où le vent a accumulé la neige (comme ici la rue de Villeuneuve) restent donc impraticables.

Le chemin Perdu mérite de nouveau son nom. La neige reste au sol depuis 3 jours faute de traitement de la chaussée. La situation est la même dans toute la ville.

Penser au développement durable, c’est aussi savoir planter des espèces adaptées au climat… Cet olivier emmitouflé au milieu d’un tas de neige doit bien se demander pourquoi il est venu échouer ici.

Des voeux 2010, de loin pour certains…

Vendredi 8 janvier 2010, le Maire de Maurepas a souhaité ses vœux aux personnalités et aux habitants invités à la cérémonie. Notons qu’il y avait moins de monde que les années passées, désaffection croissante envers l’équipe municipale ou grande difficultés pour se rendre à la Salle des Fêtes en voiture, à cause des routes jamais déneigées ? Surement, un peu des deux.

Naturellement, l’équipe de la majorité n’était pas au grand complet,  mais le plus surprenant, c’était l’absence de Pierre Le Guérinel (MoDem), 1er adjoint au Maire en charge des Grands projets et de l’Intercommunalité. Sachez que cet élu, qui a souhaité vos suffrages en mars 2008, n’est pas venu depuis huit mois en séance du conseil municipal.

Sincèrement, nous espérons que vous vous en souviendrez.

Trois thèmes importants qui méritaient un éclairage…

Il est dommage de constater combien certains élus locaux préfèrent utiliser la place qui leur est réservée dans le bulletin officiel de la commune (le Maurepas Actualités) pour se perdre dans des discours convenus sur la politique nationale, au lieu de se focaliser sur les problématiques qui concernent directement la vie à Maurepas.

Le groupe MoDem comme le groupe PS et ses supplétifs relayent ainsi sans surprise la ligne de leurs partis respectifs, sans apporter d’éclairage local. Le Maire lui-même parsème ses éditoriaux de poncifs empruntés à tel ou tel courant de la gauche, le plus souvent sans fondement et sans aucun lien avec sujet qu’il prétend traiter [1].

Depuis quelques mois, on assiste ainsi à une série d’attaques menées contre le président de la République et contre le Gouvernement au sujet de la taxe professionnelle et de la réforme des collectivités locales, et sur l’avenir de Paris et de l’Île-de-France.

Ces attaques partisanes, caricaturales et simplistes, témoignent d’une approche superficielle d’autant plus regrettable que ces réformes auront évidemment des conséquences concrètes pour Maurepas dans les prochaines années. Nous souhaiterions donc connaître l’évaluation précise que font les élus des changements annoncés, et leurs propositions pour les accompagner au mieux, au lieu de les voir ainsi s’arcbouter dans une posture conservatrice.

Sur la taxe professionnelle,

On a entendu tout et son contraire concernant la « suppression » de la taxe professionnelle, et surtout beaucoup de contre-vérités et de procès d’intention. Commençons donc par préciser de quoi il s’agit vraiment.

Déjà qualifiée « d’impôt imbécile » par François Mitterrand (qui s’est pourtant bien gardé de la supprimer), la taxe professionnelle pèse sur les « immobilisations corporelles » des entreprises (en gros, sur les locaux et sur l’outil de travail : machines, ordinateurs, …).
Dans un monde aux frontières ouvertes, elle pénalise donc les entreprises investissant en France face à celles se développant à l’étranger. Il était donc nécessaire de la remplacer par un impôt moins négatif pour l’activité économique dans notre pays (il s’agit bien de la remplacer, non de la supprimer [2]).

Or la taxe professionnelle est un sujet sensible pour les collectivités locales :

- Elle constitue une part non négligeable de leur financement (17% des ressources de fonctionnement pour Maurepas en 2008, ou 13% des ressources totales hors emprunts) ;

- C’est un levier important de leur politique de développement économique (ou du moins la motivation pour accueillir des entreprises, au lieu de rechercher le tout résidentiel).

L’enjeu était donc de la remplacer par une source nouvelle de financement qui apporte aux collectivités locales un volume équivalent de ressources, tout en conservant le lien entreprise – territoire. La contribution économique territoriale (CET) créée par le Parlement pèsera donc sur le foncier (le terrain occupé) et sur la valeur ajoutée (donc sur la richesse effectivement créée par l’entreprise et non plus sur son outil de travail).

L’objectif étant d’améliorer la compétitivité de nos entreprises, les recettes attendues de la CET sont moins élevées que celles de la taxe professionnelle. Une compensation est donc prévue par le transfert du produit d’autres impôts, actuellement perçus par l’État, vers les collectivités locales (tous les détails sur le site du ministère des finances).

Une fois rappelés ces quelques éléments factuels, que reste-t-il à l’adjoint en charge des finances pour justifier la virulence de son opposition à cette réforme ? Va-t-il perdre 17% de ses ressources ? Non, puisque la CET et les transferts d’impôts apporteront les mêmes recettes. Va-t-il perdre toute capacité à agir sur l’attractivité de la commune pour les entreprises ? Non, puisque l’assiette foncière de la CET reste entre ses mains.

Plutôt que de gaspiller ainsi son énergie sur des problèmes qui n’en sont pas, ne peut-il pas agir à son niveau pour attirer ou maintenir l’emploi sur notre commune ? Les pistes d’actions ne manquent pourtant pas : restaurer la visibilité et l’attractivité de la zone industrielle, grignotée par la zone commerciale, et améliorer sa desserte par les transports en communs ; favoriser la rénovation ou la construction de bureaux conformes aux standards de qualité d’aujourd’hui, chercher à installer une pépinière d’entreprises…

Sur la réforme des collectivités locales,

On attendait mieux d’un premier adjoint en charge des projets d’intercommunalité qu’un plaidoyer d’arrière-garde pour la défense du « millefeuille » territorial. Relisez Tocqueville, M. Le Guérinel, et vous verrez qu’il met en avant l’échelon communal comme école de la citoyenneté, comme rempart face à ce qu’il nomme la centralisation administrative, c’est-à-dire face à la boulimie de règlements et de contraintes normatives qui étouffent progressivement les libertés au nom de l’égalité. Il précise même au contraire « [qu’il] ne saurait concevoir qu’une nation puisse vivre ni surtout prospérer sans une forte centralisation gouvernementale » [3].

Cette démocratie de proximité que Tocqueville met en avant pour contrebalancer l’hypertrophie de l’administration (ce qu’on nommerait aujourd’hui « la technocratie »), dans le contexte du XIXe siècle, il ne la conçoit qu’au niveau des communes. Mais nous voilà au XXIe siècle ; les moyens de transport et les moyens de communication n’ont plus rien à voir avec ceux que Tocqueville connaissait. La sphère d’évolution des citoyens, que ce soit pour le travail, les achats ou les loisirs, n’est plus la commune, mais l’agglomération ou le département, et même souvent la région toute entière.

La réforme inspirée du rapport Balladur propose fort logiquement de mettre en cohérence les structures de la République avec la perception actuelle des territoires. En instituant l’élection au suffrage universel direct des représentants dans les structures intercommunales, en imposant le regroupement des communes puis en favorisant leur fusion, elle redonne enfin aux électeurs le contrôle sur les structures qui comptent réellement aujourd’hui au niveau local.

Avec le rapprochement des départements et des régions, cette réforme entend également rapprocher l’élu de l’électeur, pour une meilleure compréhension des structures par les citoyens. Elle vise aussi et surtout à supprimer les doublons dans les administrations et à alléger les procédures (rien qu’au niveau des conventions à signer ou des dossiers à remplir pour obtenir un financement par le département et par la région, c’est une simplification considérable pour les communes et pour les associations).

Enfin, cette nouvelle organisation territoriale doit mettre fin aux chevauchements de compétences voire aux conflits d’intérêts stériles entre les différents échelons. Inertie et retards dans les décisions, blocage des grands projets d’aménagements, manque de complémentarité ou incompatibilité entre les projets d’une commune et ceux de sa voisine, l’organisation actuelle multiplie les effets négatifs (c’est particulièrement flagrant dans les sujets qui concernent plus particulièrement Maurepas et ses environs : prolongement de l’A12, enfouissement de la RN10, doublement du pont de la Verrière, rénovation de la gare, requalification du CD13, devenir de la plaine de Neauphle, extension du parc naturel régional…). Il est donc temps qu’une réforme en profondeur vienne redonner efficacité et cohérence aux structures de la République.

Sur l’avenir de Paris et de l’Île-de-France,

L’Île-de-France reflète particulièrement bien les problèmes qui ont motivés la réforme territoriale. Par bien des aspects, les conditions de vie dans notre région ne cessent de se compliquer, et Maurepas n’est pas épargnée. Souvenons-nous qu’en 1969, il ne fallait que 28 minutes pour se rendre de la Verrière à Paris-Montparnasse par le train de banlieue, contre au mieux 38 minutes aujourd’hui (et dans des trains qui ont 40 ans de plus !). Souvenons-nous des schémas d’aménagement des années 1970, qui prévoyaient d’accompagner le développement des villes nouvelles par la consolidation du réseau de transport et de l’infrastructure routière… Les nouveaux habitants sont bien arrivés – et la région doit en accueillir davantage encore – mais ils attendent toujours les équipements nécessaires.

La rédaction du schéma directeur de la région (le SDRIF) en 2007 a encore été une occasion de mesurer l’incohérence de l’organisation territoriale actuelle, puisque ce document est en contradiction avec d’autres orientations prises au même moment par l’État (par exemple concernant l’opération d’intérêt national du plateau de Saclay) ou par les départements (par exemple certains choix concernant les réseaux de transports qui figurent dans le Schéma Départemental d’Aménagement et de Développement Équilibré des Yvelines, bien que communiqués à la région en amont de la rédaction du SDRIF, n’ont pas été pris en compte dans celui-ci).
Au niveau économique, les départements se livrent à une concurrence effrénée pour attirer chez eux les entreprises les plus prestigieuses, au mépris souvent de toute cohérence. La majorité régionale (de gauche) tente de contrarier le tropisme historique de la capitale vers la basse vallée de la Seine et vers la mer en privilégiant l’est au détriment de l’ouest, ce qui ne fait qu’ajouter au désordre.

Face à cette situation devenue intenable, une grande réflexion de fond a été engagée à la demande du président de la République sur l’avenir du « Grand Paris », tandis qu’une nouvelle organisation se dessine où l’État assume toute sa responsabilité d’aménageur et de financeur pour restaurer l’attractivité de l’Île-de-France. De nouvelles infrastructures sont projetées, un grand pôle scientifique et technique se dessine sur le plateau de Saclay, entre Saint-Quentin-en-Yvelines et Massy-Palaiseau.

Même si de très nombreuses inconnues subsistent, cette démarche va donc dans le bon sens, et devrait donc être soutenue ou du moins accompagnée par nos élus. Au lieu de ça, ils préfèrent une nouvelle fois se prononcer pour l’immobilisme et le statu quo. Ce sont sans doute les élections régionales toutes proches qui les aveuglent ainsi… Et il faut vraiment avoir les yeux fermés pour « saluer » le travail d’un président de région, toujours inconnu du grand public après deux mandats, alors que son bilan reste désespérément aussi mince que le filet de voix de Carla Bruni [4].


PS : nous profitons de ce billet pour saluer la nouvelle maquette du Maurepas Actualités, plus sobre et plus lisible. Espérons que ce sera aussi l’occasion pour la Mairie de progresser dans la maîtrise de son calendrier de publication, afin que ne se reproduisent plus les couacs du passé où la page « Agenda » annonçait souvent des événements ayant eu lieu une à deux semaines plus tôt…

[1] Ainsi la risible formule « l’excès de libéralisme de ceux qui nous dirigent », alors que la France a une très longue tradition d’interventionnisme et d’état-providence dont aucun gouvernement, y compris l’actuel, ne s’est jamais véritablement éloigné.

[2] Alors qu’une politique vraiment volontariste en matière d’attractivité économique pourrait passer par la suppression intégrale des impôts pesants sur le travail et sur la valeur ajoutée, et leur compensation par de nouvelles recettes de TVA. Ainsi, le financement de l’État et de la protection sociale serait aussi supporté par les importations, et pas seulement par la production locale. Mais c’est un tout autre débat.

[3] De la Démocratie en Amérique, tome I, partie I, chap. V.

[4] Petite mise à jour suite aux voeux du Maire du 8/01. M. Mougeot, qui ne recule jamais devant les contradictions, réalise un magnifique grand écart en critiquant vigoureusement l’inaction de la région au sujet de la gare de la Verrière tout en appelant dans le même discours à revoter pour l’équipe socialiste sortante.

Bonne année 2010 !

Toute l’équipe de l’association « Maurepas Ensemble » vous souhaite ses meilleurs vœux pour cette année 2010.

Nous espérons que les projets des entreprises, des commerçants et des artisans de Maurepas verront leurs projets aboutir. Ils représentent la force vive de notre économie locale.
Nous pensons également à toutes les associations de notre Ville. Grâce à leur dynamisme et à leur créativité, elles participent chaque jour, au bien-être des Maurepasiens.
Enfin, nous exprimons tous nos vœux de santé et de bonheur à l’ensemble des habitants. Nous comptons sur leur engagement pour améliorer notre Ville.

L’équipe de « Maurepas Ensemble ».

Des nouvelles perspectives pour la future intercommunalité

A l’occasion du dernier conseil municipal, le Maire a évoqué les perspectives qui s’offraient à Maurepas dans le cadre d’une future intercommunalité. La réforme des collectivités territoriales imposent l’achèvement de la carte intercommunale en 2014, la Ville de Maurepas est donc directement concernée par ce sujet. Aussi, la préfète des Yvelines, constatant le refus systématique de la Ville de Coignières de créer une  intercommunalité avec Maurepas et le Mesnil Saint-Denis, va décider du sort de ces trois Villes d’ici 2011.

Georges Mougeot a laissé entendre que deux possibilités s’offraient désormais à Maurepas. La première serait de rejoindre la zone de Rambouillet (laquelle ?) et la deuxième solution serait de réintégrer la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-En-Yvelines (anciennement SCAAN) quittée le 23 décembre 1983, à l’époque de Jean-Louis Levet. Naturellement, la deuxième solution serait plus plausible pour des raisons sociologiques, territoriales et spatiales.

Le Maire n’a pas écarté la possibilité du referendum local sur ce sujet tout en soulignant que 55% des Maurepasiens seraient contre la réintégration de Maurepas dans la Ville nouvelle (sondage quantitatif réalisé par la Mairie).

Aussi, l’association « Maurepas Ensemble » se félicite qu’un tel débat, si rare soit-il, ait eu lieu au sein du conseil municipal.

Ordre du jour du conseil municipal du 17 décembre 2009

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Nouveau tract « Maurepas Ensemble » sur le PLU

L’association « Maurepas Ensemble » distribue en ce moment, dans vos boîtes aux lettres, un nouveau tract axé sur le projet du Plan Local d’Urbanisme. Il dénonce les incohérences de la Majorité mais souligne en même temps la création d’un consensus. Cependant, de nombreux écueils demeurent et nous espérons que nos propositions seront aussi prises en compte.

Rendez-vous dans la rubrique « Documents » en haut de l’écran pour télécharger le tract au format PDF.

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PLU/PADD : le verre à moitié plein…

La Municipalité a présenté, lors d’une réunion publique le 15 octobre dernier à l’Hôtel de Ville, son projet de Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), document d’orientation politique du PLU.

Maurepas-Ensemble se réjouit de voir un début consensus se dégager : le projet de PADD présenté au mois d’octobre entérine les grandes orientations que nous défendions (cf notre contribution), et qui correspondent aux aspirations de la population :

  • Refus de l’étalement urbain,
  • Stabilisation de la population en dessous de 20000 habitants,
  • Protection des espaces naturels et des paysages,
  • Réouverture du carrefour de la Malmedonne (RN10/RD13-RD213),

Nous retrouvons également dans le document de la Mairie plusieurs points qui figuraient dans le projet de notre candidate Nicole Malaquin lors des dernières élections :

  • Rénovation du mail,
  • Réaménagement profond de la zone commercial Pariwest,
  • Création de jardins familiaux,
  • Assainissement du ru de la Courance

Cette « récupération » prouve une nouvelle fois la justesse de nos propositions. La réunion publique du 15 octobre a d’ailleurs été l’occasion d’assister au mea culpa de l’adjointe en charge du dossier, Mme Mettetal, qui n’a cessé de critiquer les problèmes d’aménagements accumulés depuis 20 ans… oubliant que ce sont donc M. Mougeot et ses équipes successives (dont elle a fait partie) les premiers responsables !

Malheureusement, des propositions incohérentes subsistent

Les aspects positifs de ce projet sont mis en balance par une série de propositions incohérentes, fruits d’une vision partielle voire simpliste des problématiques.

Un retour à l’architecture des années 50 ?

C’est notamment le cas des « maisons cubes » qui ont été présentées en réunion publique, et qui ont fort logiquement suscitées une clameur de désapprobation… Mme Mettetal imagine ainsi que sous prétexte de rénovation et d’isolation, les maisons de villes traditionnelles avec leurs toits à deux pentes pourront être remplacées par des cubes « avec toit végétalisé ».

Cette proposition est vraiment à l’opposé de tout ce qui fait l’identité de Maurepas, ville nouvelle présentée par ses concepteurs comme un manifeste contre les constructions géométriques déshumanisées, et contre la pauvreté architecturale de l’urbanisation non concertée.

Maurepas-Ensemble s’oppose fermement à cette initiative qui remet en cause la cohérence architecturale et l’esthétique d’ensemble des quartiers, au détriment de la qualité de vie de chacun.

Moins de voitures en périphérie = plus de voitures dans les quartiers

Un autre écueil fondamental est l’approche dogmatique des problèmes de déplacement et de stationnement, qui se résume par la phrase « non à la voiture », sans qu’aucune solution de remplacement ne soit proposée.

Vouloir que la RD13 ne soit plus une « voirie départementale de transit » en réduisant son gabarit est sans doute une idée séduisante pour les riverains. Mais quelle est l’alternative pour les habitants des communes voisines devant rejoindre la RN10 ou la gare de la Verrière, si ce n’est de se reporter sur les voies « intérieures » de Maurepas ? Et comment envisager de réduire le trafic routier sans commencer par proposer des transports publics adaptés, c’est-à-dire fréquents tous les jours et à toutes heures, reliant rapidement tous les quartiers et tous les villages voisins à la gare, et irriguant finement chaque quartier…

Il ne faut pas se laisser aveugler par le projet de transport en commun en site préférentiel (TCSP) qui focalise aujourd’hui l’attention du Maire. Tant que le pont de la Verrière (pont Schuler) n’aura pas été doublé, ce TCSP ne sera finalement qu’un bus comme les autres, englué au milieu des voitures. Or le doublement de ce pont n’interviendrait pas avant 2020…

Un manque de lucidité

Enfin, problème ponctuel mais ô combien prégnant, comment peut-on envisager l’extension du Café de la Plage sans chercher à résoudre les problèmes de stationnement déjà inextricables autour du centre nautique, des Friches jusqu’au centre commercial des Coudrays ?

Nous avions proposé que soient aménagées des places de parking le long du boulevard du Rhin, en contre-allée. A la place de cela, la Municipalité souhaite réaliser une promenade piétonne arborée… Comme si les habitants allaient être nombreux à choisir de se promener le long d’un boulevard, alors qu’ils ont un bois et un parc à quelques centaines de mètres…

Concertation et dialogue : doit mieux faire

Au-delà de ces désaccords sur le fond, Maurepas-Ensemble dénonce le peu de considération dont fait montre la Municipalité à l’égard de ses administrés. La mauvaise communication ou l’opacité sont malheureusement des problèmes récurrents à Maurepas, même sur les sujets pour lesquels la loi impose la concertation.

Cette fois, ce sont plusieurs propriétaires qui ont eu la surprise de découvrir dans le projet de PADD leur habitation placée en « zone réservée ». Un courrier individuel, ou un déplacement sur le terrain pour expliquer la démarche n’auraient pas coûté grand-chose, et auraient contribué à apaiser le sentiment d’indifférence et de mépris que ressentent nos concitoyens.

Le PLU/PADD engage pourtant notre ville à long terme et transcende les clivages partisans. Il devrait donc se concevoir en toute transparence dans un climat de dialogue apaisé et serein.